L’éditorial d’ André Yon

Bureau de Poste de la rue de Paris

Pourquoi les Boisséens ont-ils raison de ne pas lâcher ?

Ils étaient encore une soixantaine réunis à la mairie ce jeudi 15 novembre autour des élus de la ville, le maire et des représentants de tous les partis politiques représentés au conseil municipal. Le POID était bien évidemment présent. Une conviction commune incontestable : les Boisséens ont besoin de leurs 2 bureaux de Poste.

La colère devant le mépris de la direction de la Poste qui a fermé l’annexe de la rue de Paris le 5 novembre s’est exprimée vivement : « un service public n’a pas à être rentable mais simplement à répondre à un besoin de la population, cela suffit ! Jamais le « relais postal » ouvert à la librairie ne pourra jouer le rôle d’un service public, il n’est pas accessible aux handicapés, il n’aura même pas de distributeur de billets ! Les idées ont fusé pour maintenir la résistance : des courriers individuels, des vignettes, retourner au ministère… Tout a été retenu. A noter que la proposition d’ouvrir une agence postale communale, payée avec nos impôts locaux (comme si on ne payait pas déjà des impôts à l’État pour ça!) a été repoussée sans ambiguïté. Tout le monde s’est accordé sur l’exigence de la réouverture du bureau de Poste de la rue de Paris.

Un tract rendant compte de ces échanges et de ces décisions doit sortir.

La question des autres communes et des autres départements, qui souffrent de la même politique de privatisation de la Poste, a été posée. Depuis que l’Union européenne a sorti sa première directive postale européenne, en 1997, tous les gouvernements, de gauche comme de droite, ont contribué au démantèlement qui a abouti en 2010 à ce que la Poste devienne une société par actions, guidée d’abord par la rentabilité (631, 849 et 861 millions d’euros de bénéfices annoncés pour 2015, 16 et 17!)

Tous les partis institutionnels, y compris ceux qui prétendent parler au nom des travailleurs, se sont succédé au pouvoir pour mettre en œuvre cette politique. De l’autre côté, la classe ouvrière a rejeté cette politique massivement et à de multiples reprises.

L’acharnement des Boisséens à défendre leur bureau de Poste relève du même mouvement.

Pour le POID, c’est la raison pour laquelle cette résistance infatigable est si utile.

L’exaspération monte dans ce pays mais on ne nous fera pas croire qu’un ouvrier et un patron sont égaux devant la hausse des prix ! On ne nous fera pas perdre de vue que la seule issue de la situation, c’est la rupture avec l’Union européenne, l’abrogation des traités européens et, en particulier des directives postales ? La renationalisation de tous les services publics, le rétablissement de tous les postes supprimés ?

Un travail de destruction planifié

Selon le contrat de présence postale 2017-2019, ce sont 19 communes du Val-de-Marne qui, soit ont déjà, comme Boissy, subi une fermeture de bureau de Poste, soit figurent sur la liste des fermetures programmées*. Quant aux postiers, ils subissent de plein fouet la politique de baisse des dépenses publiques et de liquidation du statut exigée par Bruxelles. Dans notre département, ils déplorent la suppression de 150 tournées de facteurs, par exemple, dont 72 entre l’été 2017 et l’été 2018 (information donnée par le représentant CGT-94 lors du dernier rassemblement à Bercy).

*Alfortville, Arcueil, Boissy, Cachan, Champigny, Chevilly, Fontenay, Fresnes, Ivry, l’Hay, Maisons-Alfort, Mandres, Marolles, Rungis, Saint-Maur, Saint-Maurice, Villejuif, Vitry.

Les méfaits de la privatisation de la Poste, un exemple

Je devais recevoir un colis que l’expéditeur avait  confié au transporteur privé TNT, avec livraison en relais colis à Boissy. En fait, alors que sur le site internet de TNT, le relais colis de Boissy y  figure bien, il est apparu que TNT ne livre pas à Boissy. Il est également impossible sur le site internet de changer de point de livraison. TNT ne répond pas non plus au téléphone.  Il a fallu récupérer le paquet, chez TNT à Alfortville, ce qui est moins coûteux pour TNT, mais pour le destinataire boisséen … On se rend compte qu’avec des entreprises privées qui ne règlent leur fonctionnement que sur leurs profits, l’égalité de service sur l’ensemble du territoire perd tout son sens ! Seul, le service public qui part, lui, des besoins des usagers, peut garantir cette égalité.
Je me rappelle également d’une autre livraison,  il y a quelques années,  impossible à obtenir par  le transporteur. Après tout un tas de démarches et réclamations, c’est finalement à … la Poste que j’ai récupéré notre livraison !
En tant que service public,  la Poste ne refuse pas les livraisons.  Les sociétés de transport privées,  elles, choisissent les tournées les plus rentables,  pour les autres « débrouillez vous ! » L’ouverture à la concurrence,  ou la privatisation décidées par l’UE, aboutiront à un service à deux vitesses,  pour le plus grand bénéfice des sociétés privées. Les perdants seront les usagers et les services publics. 

Le combat du POID pour l’Internationale ouvrière

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Quand les étudiants défendent le droit des ouvriers à des syndicats indépendants

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Une vaste rafle policière a frappé les universités chinoises les 9 et 10 novembre dans une multitude de villes.

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11 Novembre Rassemblement à l’appel du POID

 

 

Assemblée mensuelle POID BOISSY

Vendredi 23 Novembre 20 h

Salle de la pinède ( derrière la piscine)