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Aujourd’hui, vendredi 20 avril, quatre Palestiniens ont été tués et 729 blessés alors que les forces israéliennes continuaient d’utiliser des balles réelles, des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc contre des manifestants non armés. Le secteur de la santé de Gaza – qui, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) était déjà « sur le point de s’effondrer » avant le début des manifestations – continue de lutter pour répondre à l’afflux massif de blessés dans les cliniques et les hôpitaux. L’OMS a rapporté cette semaine que 75 médicaments essentiels et 190 produits jetables médicaux ont besoin d’être reconstitués immédiatement.

Selon les données du ministère de la Santé à Gaza, au cours des deux premières semaines des manifestations (du 30 mars au 14 avril), 4.279 personnes ont été blessées et 36% d’entre elles (1.539) ont été blessées par balle. La majorité de ces blessures sont aux jambes.

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Je suis blessé à la jambe gauche. La même balle a traversé mes deux jambes. Elle a explosé dans un os et l’a brisé sur 30 centimètres

Les médecins des hôpitaux de Gaza ont signalé à Medical Aid for Palestinians (MAP) la nature très grave de certaines de ces blessures. Un chirurgien a déclaré à MAP : « Les balles utilisées causent des blessures dont les médecins locaux disent qu’ils n’ont pas vues depuis 2014. L’entrée de la blessure est petite, la sortie est dévastatrice, provoquant un broyage grossier des os et une destruction des tissus mous. »

Le même chirurgien a souligné que plusieurs de ces blessures changent la vie des blessés et causeront une invalidité permanente : « À long terme, nous nous préparons à des années et des années de travail de reconstruction à faibles résultats pour les membres inférieurs. Les risques sont à la fois aigus (septicémie, gangrène, coagulation intravasculaire disséminée) ainsi qu’à long terme (ostéomyélite, très mauvais résultats fonctionnels, amputation retardée). »

Jusqu’à présent, les chirurgiens de Gaza ont été contraints d’effectuer 17 amputations (13 jambes et 4 bras), pour des membres endommagés au-delà de leurs capacités ou de leurs ressources pour les réparer.

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Le docteur m’a prévenu que j’allais garder mon plâtre longtemps, autour de six mois, car j’ai une articulation cassée et plusieurs fractures sous mon genou.

Aimee Shalan, PDG de MAP, a déclaré : « Beaucoup de blessés vont vivre avec les conséquences de ces blessures révoltantes pour le reste de leur vie. MAP fait tout ce qui est en son pouvoir pour s’assurer que les médecins à Gaza sont en mesure de fournir les meilleurs soins possibles, à la fois maintenant et dans les années de traitement et de réadaptation à venir. En même temps, le monde doit insister pour que l’utilisation de la force qui a déjà définitivement impacté tant de vies soit examiné de manière crédible et que les responsabilités soient recherchées. »

D’autres groupes médicaux internationaux se sont fait l’écho des préoccupations concernant les types de blessures infligées aux Palestiniens à Gaza. Les équipes de Médecins Sans Frontières (MSF) à Gaza ont notéque les blessures sont « d’une gravité inhabituelle » et comportent « un niveau extrême de destruction des os et des tissus mous et de grandes blessures de sortie pouvant avoir la taille d’un poing. »

 

Les chirurgiens ont noté des blessures graves, provoquées par des balles qui font un petit trou en entrant dans le corps, mais qui ressortent en laissant une très grande plaie.

MAP répond directement au très grand nombre de blessures complexes aux membres à Gaza. Notre équipe sur place a dédouané des cargaisons de médicaments essentiels pour traiter les blessés, ainsi que du matériel à l’Unité de reconstruction des membres de l’hôpital Al Shifa, établie avec le soutien du MAP et de notre partenaire IDEALS pour répondre aux besoins qui ont surgi après l’offensive militaire israélienne de 2014 contre Gaza. Notre soutien au secteur de la santé de Gaza se poursuivra dans les jours et les semaines à venir et comprendra des fournitures d’urgence supplémentaires, notamment des médicaments pour traiter les infections osseuses graves et des fixateurs externes pour les membres gravement blessés.

Un usage excessif de la force par Israel, selon Rupert Colville, porte-parole du haut commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme : « Brûler des pneus, lancer des pierres, ou même des cocktails molotov, d’une telle distance des forces de sécurité protégées par des positions défensives peut-il être considéré comme une menace ?(…)  Dans le contexte d’une occupation, comme à Gaza, les meurtres résultant de l’usage illégal de la force pourraient aussi constituer des homicides volontaires, ce qui est une violation grave de la quatrième convention de Genève. »


Les balles « 
Butterfly » tirées par les snipers des forces d’occupation et trouvées sur les lieux des manifestations à Gaza ou dans les membres des blessés

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et les dégâts qu’elles provoquent.


Source : MAP

Traduction : MR pour ISM

 

source TV5 Monde