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10 janvier 2018 — Le Clézio, écrivain, s’en prend vivement à la politique que mène Macron contre les migrants. Dans une tribune publiée par L’Obs, il interroge : « Comment faire la différence entre les demandeurs d’asile au titre du danger qu’ils encourent dans leur pays, et ceux qui fuient leur pays pour des raisons économiques ? ». Il répond : « La pauvreté et la faim sont des états de guerre. Ceux qui les fuient ne sont pas des réfugiés, ni des demandeurs d’asile. Ils sont des fugitifs« ». Il ajoute que « s’il est avéré que pour faire déguerpir les migrants qui dorment sous une bâche par six degrés au-dessus de zéro les milices crèvent leurs tentes ; s’il est avéré que l’on rafle les pauvres dans les rues, en séparant les familles, et qu’on les enferme avant de les expédier par avion dans leur pays supposé ; s’il est avéré qu’on pourchasse les misérables comme s’ils étaient des chiens errants. Eh bien, cela est dégueulasse, il n’y a pas d’autre mot ».