Élections générales au HONDURAS : NON au viol de la démocratie ! Un communiqué d’ Alerte HONDURAS

 

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Le 26 novembre dernier, les Honduriens étaient appelés aux urnes pour élire les députés, les maires et le président de la République. Contrairement à la constitution, Juan Orlando Hernández (JOH), l’actuel président, briguait un second mandat (après avoir obtenu de la Cour Suprême de justice une réforme permettant au Tribunal suprême électoral d’enregistrer sa candidature). JOH est membre du Parti national qui organisait le coup d’état civico-militaire de 2009. Depuis cette date, les gouvernements successifs de la dictature accentuent les privatisations et criminalisent les luttes sociales…

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Trois formations politiques – le Parti Libre, le Parti Innovation et Unité (PINU, social-démocrate) et une fraction du Parti Anti-Corruption – s’unissaient au sein de l’Alliance de l’opposition contre la dictature (Alianza de Oposición contra la Dictadura), constituant la principale force d’opposition, malgré leurs disparités politiques et leur programme économique. Le Parti Libre acceptait la candidature à la présidence du Honduras de Salvador Nasralla, un ancien présentateur TV, « de centre-droit ». La population se saisissait de ce cadre électoral pour en finir avec le « bipartisme » (Parti national et Parti libéral) qui règne en maître depuis des décennies au compte de l’oligarchie et des multinationales, fragilisant encore plus le peuple hondurien, l’un des plus pauvres du continent.

 

Le jour des élections fut marqué par certains nombre d’irrégularités : ainsi, dans certains quartiers, des centres de votes étaient temporairement fermés sans qu’aucune explication ne fût donnée.

 

Sitôt connus les résultats des premiers dépouillements, qui font état de fraudes avérées (comme lors des élections générales de 2013), le peuple occupait spontanément les rues, dans tous le pays, au cris de : « Fuera JOH ! (Dehors JOH !) », manifestant le rejet de quatre années de sa politique anti-sociale. En réaction à ces protestations populaires, le gouvernement décrétait samedi la suspension des droits constitutionnels (interdiction de manifester et de se réunir) et impose un couvre-feu, donnant tout pouvoir de répression aux militaires et à la police, y compris celui de faire usage d’armes à feu contre toute tentative de rassemblement ou de circulation. On annonce déjà plusieurs morts et blessés qui s’ajoutent à la longue liste de ceux qui ont perdu la vie depuis le Coup d’état de 2009.

 

Celui-ci privait par ailleurs le peuple hondurien de sa volonté d’élire une assemblée constituante qui abroge les institutions issues de l’actuelle constitution (rédigée en 1982 sous le contrôle de l’administration américaine) et qui rompe avec l’ordre social dominant et libère le Honduras de toute ingérence étrangère. Une assemblée constituante qui établira une nouvelle constitution, répondant aux aspirations d’indépendance et de souveraineté politique et économique des travailleurs et de la jeunesse, et qui satisfera leurs revendications.

 

Depuis cette date, le peuple hondurien résiste, avec un courage exemplaire aux conséquences de ce coup d’état dans leur vie quotidienne, par les grèves et les manifestations, malgré les arrestations, les menaces, les licenciements et les assassinats perpétrés par les sinistres « escadrons de la mort » en toute impunité. Avec ses mouvements sociaux et politiques, il poursuit son combat contre les augmentations constantes du coût de la vie et la paupérisation, contre les violations du droit du travail (notamment les contrats d’emplois payés à l’heure), contre la poursuite des privatisations des services publiques et la création de zones économiques, dites « Régions spéciales de développement » et « Villes modèles », qui échappent à toutes réglementations. Aujourd’hui, il réclame Aujourd’hui, il réclame le respect de son vote pour le(s) candidat(s) de l’Alliance.

 

Non aux fraudes électorales.

Respect du vote du peuple hondurien.

Rétablissement immédiat des droits et libertés démocratiques.

A bas la répression ! A bas la dictature !

Fuera JOH ! Dehors JOH !

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