Les sections de Boissy Saint Léger du PCF, du POID et du PS (Nicolas Georges, candidat de la France insoumise aux dernières législatives, se déclare également signataire) apportent tout leur soutien aux revendications des 680 salariés de l’APOGEI-94 suite à la grève du 10 octobre, jour du conseil d’administration de leur employeur :

-Maintien des congés (supprimés d’abord aux personnels de Boissy-Saint-Léger)

-Refus du licenciement des 14 contrats aidés et rétablissement de tous les postes non pourvus.

La chasse à la baisse des dépenses publiques n’a pas épargné le budget de l’APOGEI-94, financé à hauteur de 50 millions d’euros chaque année par l’ARS (agence régionale de la santé) et pour 13 millions par le Conseil départemental. Ce budget est bloqué depuis 3 ans. Les personnels veulent à juste titre qu’en soient connues les conséquences : en particulier, la remise en cause des droits aux soins et de la dignité des résidents, le développement de la précarité et les suppressions de postes d’employés, le recours à des sociétés privées à des coûts non-compétitifs, le non-respect des règles d’hygiène et de sécurité dans les soins et la restauration, le manque du matériel le plus élémentaire (papier hygiénique, gants de ménage,…)

Ils exigent légitimement que leur direction en finisse avec ses méthodes arbitraires et inadaptées, et qu’elle comprenne la nécessité de prendre en compte l’avis des employés, premiers experts en matière d’intervention auprès des résidents. Ils estiment qu’il en découle une dégradation alarmante des conditions de prise en charge des résidents et de leurs conditions de travail.

La suppression des 18 jours de congés (prévus par leur accord d’entreprise  en réponse à la charge mentale propre à ce travail) doit être immédiatement annulée. Les arguments avancés d’économies nécessaires et de la possibilité offerte par les ordonnances Macron-Philippe de remettre en cause les acquis des salariés, sont inadmissibles.

L’APOGEI 94 emploie 650 personnes au sein de 28 établissements du Val de Marne qui accueillent 1340 enfants et adultes lourdement handicapés. La qualification de ses personnels n’obéit pas à la logique strictement comptable d’une ordonnance Macron.