L’éditorial d’André Yon

Le retour à la semaine de 4 jours pour tous, à Boissy et dans toutes nos communes !

Une exigence simple et unanime pour sauver l’école du chaos.

Après une première annonce le mardi 20 juin devant 200 parents extrêmement inquiets et mécontents, le maire a annoncé un semi-recul qui ne règle rien. Jugez-en vous-mêmes.

La classe continuerait de s’arrêter à 15h45 les lundi, mardi, jeudi, vendredi, avec, toujours, le mercredi matin. La mairie met en place, pour 1,5 euro par enfant et par jour, une garderie-goûter jusqu’à 16h30.

Mais pourquoi ne pas faire comme 13 autres maires du département et des milliers dans toute la France, et revenir, sans attendre, à la semaine de 4 jours avec classe jusqu’à 16h30 ? D’autant que c’est ce qu’avec plusieurs de leurs syndicats, demande la quasi-totalité des enseignants dans le but de ramener l’école républicaine à une norme nationale.

Très peu de parents salariés pourront récupérer leurs enfants à 15h45. C’est donc un très grand nombre de familles qui, jusqu’à maintenant, ne payaient rien et vont devoir débourser environ 25 euros par mois pour un enfant, 50 pour deux, … De quoi ne pas être satisfait. Mais ce n’est pas tout !

Pour ceux qui voudront, à juste titre, profiter de l’étude surveillée, à la charge d’un enseignant, jusqu’à 17h15, il leur en coûtera 2,30 euros. Mais jusqu’à 17h15 seulement ! Les parents qui rentrent plus tard, devront donc recourir à l’accueil postscolaire. Une famille relevant de la tranche F (soit un couple dont les deux ont un salaire au SMIC ou un peu plus), aura donc à verser 2,63 euros qui s’ajouteront aux 2,30 euros de l’étude, soit 4,93 euros ! Plus de 80 euros par mois et par enfant !

Sachant que, selon les chiffres annoncés par le maire lui-même au conseil municipal, 1500 familles (sur 1800 environ) sont en mesure de récupérer leurs enfants à 16h30, on comprend que revenir à la semaine de 4 jours, avec sortie à 16h30, simplifierait grandement les choses : l’immense majorité n’aurait rien à débourser.

Pour l’immense majorité des Boisséens, comme pour tous les parents, le retour à la semaine de 4 jours serait la solution la plus conforme aux intérêts des enfants, des familles et de l’ensemble des personnels, maîtres, Atsem et animateurs.

Le retour à la semaine de 4 jours pour tous, à Boissy et dans toutes nos communes, permettrait de mettre fin à une situation qui menace de dislocation l’école de la République.

Le POid apportera son soutien à toutes les initiatives prises par les parents et les enseignants en direction du Maire et des autorités, pour que la volonté de la majorité soit respectée et que le retour à la semaine des 4 jours soit effectif dès la prochaine rentrée.

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Ni amendables, ni négociables !

Le décret Macron-Blanquer dans le prolongement des décrets pris par les gouvernements précédents, renforce le pouvoir des maires sur l’organisation du temps scolaire et constitue une menace aggravée contre l’unité de l’école républicaine. Ce gouvernement répond ainsi aux exigences de l’Union européenne de mise en place de l’école des territoires.

Il ne fait aucun doute qu’un choc frontal se prépare dans ce pays entre l’immense majorité et un gouvernement illégitime qui voudrait avec ses Ordonnances détruire le Code du travail et retirer aux travailleurs et à leurs familles toute forme de droits et de garanties collectives.

La majorité qui s’était rassemblée pour l’abrogation de la Loi travail n’a rien abdiqué de ses exigences, elle se lèvera à nouveau pour dire :

A bas les ordonnances !

Dehors Macron ! Dehors la Ve République !

Assemblée constituante souveraine !

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Le POID dans la manifestation du 2 Juillet  pour la levée de l’état d’urgence

Leur monde !

La guerre...

Les combats rapprochés, les raids aériens irakiens et de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, ainsi que les engins explosifs disséminés par les jihadistes ont transformé le secteur en un amas de gravats.

Quasiment aucun immeuble n’est épargné par les dégâts dans le Vieux Mossoul, réputé autrefois pour son bazar, ses trésors archéologiques et ses anciennes mosquées et demeures.

Les bâtiments détruits ou éventrés vomissent du béton déchiqueté, de la tôle et des barres de fer tordues. Des voitures calcinées sont empilées les unes sur les autres dans des cratères creusés dans la chaussée.

Les ruelles étroites et sinueuses serpentent désormais entre de petites montagnes de décombres.

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Mossoul,  avant et après la guerre

…et la misère


L’Unicef dresse un bilan alarmant. En France, plus de 3 millions d’enfants, soit un sur cinq, vivent sous le seuil de pauvreté, 30 000 sont sans domicile, 9 000 habitent des bidonvilles et 140 000 arrêtent l’école chaque année, s’alarme le Fonds des Nations unies pour l’enfance dans un rapport rendu public mardi 9 juin.

Entre 2008 et 2012, 440 000 enfants supplémentaires ont plongé, avec leurs familles, dans la pauvreté, avance encore cette étude réalisée sur les moins de 18 ans, .

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30 000 comme elle


Chaque semaine, vous pouvez les diffuseurs du POid devant la Poste le vendredi soir ou le samedi matin.

Prochaine réunion des adhérents ouverte

Vendredi 8 septembre

20h, salle de la Pinède (Derrière la piscine)

Conseil municipal du 29 juin 2017

  • Recul sur la hausse des tarifs de l’école de musique

Le précédent conseil avait décidé une hausse de 5%, celui-ci est revenu à 1%…

  • Financement de l’école privée des Sacrés Cœurs : 57 230,76 euros. Pour le POid, l’argent public devrait être strictement réservé à l’école publique.
  • Transfert de 28 agents communaux (bibliothèque, médiathèque et école de musique) à l’établissement public territorial Grand Paris Sud Est Avenir.

Le conseil a adopté, à l’unanimité, une convention financière, une fiche d’impact, une convention de services partagés et une charte de coopération qui organisent très concrètement la réduction de la souveraineté de la commune vers sa réduction à une coquille vide. Prenons quelques extraits des textes votés.

« Pour l’heure, les agents continuent de bénéficier des prestations qui étaient servies par leur commune d’origine… » Et ensuite, quelles garanties ?

« Les agents transférés… pourront être affectés de manière ponctuelle à un autre équipement pour des remplacements… Des affectations exceptionnelles sur d’autres sites peuvent intervenir en raison de la nécessité d’assurer la continuité du service ». Soyons clairs : ce vote du conseil municipal livre des agents communaux de Boissy à une administration qu’ils n’ont pas choisie et qui n’hésitera pas à les plier aux contraintes de sa gestion. Faut-il rappeler que le candidat Macron a « promis » de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires, dont la moitié de la Fonction publique territoriale ? Que vont devenir ces 28 agents et, tout particulièrement parmi eux, les 7 contractuels ? Lesquels suivront demain ?

Et qu’en est-il pour les services à la population ? On apprend que désormais, Grand Paris Sud Est Avenir « attribuera prioritairement les créneaux d’utilisation des équipements culturels et sportifs sur proposition du maire ». Ses « directeurs d’équipement…seront chargés d’établir des projets…en cohérence avec les orientations municipales ». Autrement dit, les services édifiés avec l’argent des Boisséens leur serviront « prioritairement ». Et qui décidera dans cette période d’asphyxie des finances territoriales ? La métropole du Grand Paris… et de moins en moins les Boisséens !

L’exemple du PLU de Champigny

Coup de force lundi 26 juin : le Conseil de Territoire du Grand Paris Est Marne et Bois a osé annuler le Plan local d’urbanisme de la commune de Champigny en refusant la construction des logements sociaux prévus par le conseil municipal !

C’est un coup de force contre la population les jeunes, victimes de la précarité à la recherche de logements HLM.

C ‘est coup de force contre les anciens qui ne peuvent plus payer les loyers privés exorbitants avec leur maigre retraite.

C’est un coup de force sans précédent contre la souveraineté de la commune !

Ainsi, il ne suffit pas au gouvernement que la municipalité (PCF-PS-France insoumise) se soumette au plan d’austérité en reportant sur la population et les employés territoriaux la baisse des dotations de l’Etat de 17 millions en augmentant les tarifs de cantines et en remettant en cause les conditions de travail des employés territoriaux.

Il faudrait maintenant que la commune se plie aux exigences des spéculateurs immobiliers.

(Extraits du communiqué du POid de Champigny qui exige le respect du PLU municipal)

Pour le POid, il s’agit là d’un recul historique : la révolution française de 1789 a institué les communes pour permettre à la population de gérer ses propres affaires et, encore aujourd’hui, les élections municipales restent celles qui mobilisent le plus les électeurs. Avec la métropolisation et l’ensemble de la réforme territoriale, les communes perdraient leur substance et leur souveraineté. L’existence des départements, à commencer par ceux de la petite couronne (92, 93 et 94) semble menacée et, avec elle, celle de combien de services et de combien de postes ?

D’ailleurs, pour justifier la suppression du poste de la mission locale pour l’emploi, au cours de ce même conseil municipal, le maire a avancé qu’il s’agissait d’une compétence du Grand Paris Sud Est Avenir… Le conseil a d’ailleurs voté la suppression de 6 postes (A noter sur ce vote : 7 abstentions dont Nicolas Georges, Moncef Jendoubi, Maryse Michel,…)

Ne touchez pas aux communes et aux départements ! Abrogation des lois NOTRe et autres !

Pour tout contact :

Katherine Ternet, 3 place de la Sapinière 06 51 35 83 86

Alain Abbad, 1 place de la Peuplerie 07 81 28 27 99

Le site web du POID Boissy : poidboissy,com